50 ans de gestion d’actifs au service de l’épargne des Français.

19/06/2014

La gestion collective a connu un formidable essor mais la crise a semé le trouble.

Pour restaurer la confiance, il est indispensable de mieux guider les épargnants.


La gestion d’actifs a une longue histoire en France au service de l’épargne des ménages. Cette histoire remonte aux années 1960, avec la création des premières SICAV et l’adoption en 1967 des textes fondateurs de l’épargne salariale.
Mais c’est à partir de la fin des années 1980 que la gestion collective prend véritablement son essor en France, portée par la vague de privatisations qui voit se développer l’actionnariat populaire, et, plus généralement, par la libéralisation et le développement des marchés financiers.

Les Français, qui jusque-là plaçaient l’essentiel de leur patrimoine en immobilier et en dépôts et livrets, découvrent la Bourse et diversifient leurs placements vers les actions et les obligations.

Ils investissent directement en titres mais aussi de plus en plus à travers des organismes de placement collectif, qui leur permettent de concilier l’exposition au marché, diversification des risques et liquidité, quelle que soit l’enveloppe juridique ou fiscale. (Compte-titres, PEA, assurance-vie en unité de compte, épargne salariale)

 

La loi de modernisation financière de 1996.

 

L’industrie de la gestion d’actifs devient un métier à part entière en 1996 avec la loi de modernisation financière et commence à se structurer : Les grandes banques à réseau filialisent et professionnalisent leurs activités de gestion d’actifs tandis que se développent des sociétés de gestion entrepreneuriale. (Près de 600 aujourd’hui)


L’éclatement de la bulle Internet en 2001 marque un 1er coup de canif dans le développement de la gestion d’actifs.

Echaudé par les pertes faites en Bourse, un nombre croissant d’épargnants s’éloigne des actions pour s’orienter vers des actifs plus sécurisés.

Mais c’est la crise de 2007-2008 qui constitue le véritable tournant. Au-delà de son impact immédiat sur les valorisations, elle se traduit avant tout par une crise de confiance des épargnants dans le système financier, dans les marchés et dans les produits financiers.


Aujourd’hui, le patrimoine des Français, toujours abondant (15% de taux d’épargne, 12.000 milliards d’euros de patrimoine), est constitué pour les deux tiers d’actifs immobiliers et pour seulement un tiers, de placements financiers, en majorité composés d’actifs non risqués (dépôts, livrets, assurance- vie en euros).

Orienter davantage cette épargne vers des actifs longs est un enjeu à la fois pour les épargnants, afin de continuer à leur offrir un rendement dans un contexte de taux bas, et pour le financement de l’économie, en particulier de nos entreprises.

Fournir des solutions patrimoniales.

 

Pour cela, il faut rétablir la confiance et guider les épargnants.

La gestion d’actifs doit ainsi se renouveler et passer d’une logique de gestionnaire de produits financiers à une démarche de fournisseur de solutions patrimoniales.

Au-delà de la performance, qui reste bien sûr indispensable, les épargnants ont besoin de davantage de transparence, ainsi que de repères et d’accompagnement. Il ne s’agit plus de proposer des produits sur catalogue, définis en fonction de leur classe d’actifs, mais bien de guider l’épargnant dans ses choix en fonction de ses besoins, à commencer par la préparation de la retraite, de ses objectifs et projets, de son horizon de placement.

 

Source : Investir – Le journal des Finances n° 2110

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