Stratégie à mettre en place.

19/03/2020

Chers clients,

 

Vous trouverez dans cet article la stratégie que nous proposons de mettre en place ainsi que plusieurs analyses pour expliquer notre choix.

 

Bien sûr, il faut avoir des liquidités et ou des investissements peu touchés par la baisse. Ils sont rares et même les SCPI peuvent voir leurs rendements baisser par la possibilité offerte de suspendre les loyers. Une mesure qui ne semble pas concerner les investissements à l’étranger car nous n'avons rien entendu de semblable. Cela n’empêche pas les gouvernements concernés de prendre des décisions de même nature.

 

Nous ne ferons pas le constat du marché, vous le suivez comme tout le monde et vous visualisez bien évidemment les baisses de tous les secteurs et en particulier du pétrole, de l’aéronautique et des financières. Mais c’est bien toute l’économie qui est touchée.

 

Concernant la crise sanitaire, de nombreux espoirs commencent à émerger sur des traitements probables et des vaccins plus lointains. Une nouvelle majeure n’est pas à exclure et une réaction des marchés serait surement très forte tout en exagération là aussi.

 

Vous trouverez ci-dessous la première décision de revenir progressivement sur le marché d’un important gérant. Il s’agit d’OFI AM qui gère 71MM€.

 

On peut commencer à réinvestir sur les actions et le High Yield... à long terme, estime OFI AM.

 

La crise actuelle sera peut-être salutaire à terme car elle peut contribuer à modifier positivement les comportements (plus de civisme), les méthodes (plus de télétravail), les façons d'organiser les circuits de production (moins de mondialisation) etc... nous permettre de se recentrer sur ce qui est essentiel, et aussi simplifier la voie vers une économie plus verte et vertueuse, estime OFI AM dans son dernier "flash marchés". En attendant observe le gérant, il s'agit d'une crise économique sévère qui aura pour conséquence d'accroître encore le stock de dettes publiques.

 

Cependant, OFI AM a le sentiment que les marchés sont en mode panique un peu exagéré et ont déjà intégré, au moins partiellement, un scénario très négatif. Selon le gérant, les investisseurs qui ont un horizon de long terme devraient commencer à réinvestir, notamment en actions et en obligations High Yield.

 

 

Nous proposons donc à nos clients de revenir sur le marché progressivement, cela veut dire concrètement que nous étalons les achats sur plusieurs semaines voire plusieurs mois. Comme en 2008,  quand nous avions pris la décision d’acheter le marché à partir du mois d’octobre et avions continué jusqu’en mars 2009, date du rebond.

 

Un client qui dispose de 100  à investir en actions a donc intérêt à diviser son capital par 5 au moins et à acheter de façon programmée ou non mais en respectant des écarts de temps significatifs. Nous préférons avoir le reproche de ne pas avoir totalement profité du rebond que l’inverse. La réalisation d’un coût moyen d’achat et la disponibilité du cash non investi donnent aussi la capacité de saisir des opportunités qui seront sûrement nombreuses.

 

 

Les analyses de Dorval ci-dessous donne un éclairage technique à la situation :

 

Le krach boursier des derniers jours est avant tout lié à la panique entourant la gestion d’un problème sanitaire de grande ampleur mais, jusqu’à preuve du contraire, de nature temporaire. Malgré quelques hésitations de la Banque Centrale Européenne jeudi 12 mars (vite corrigées depuis), la réponse globale, monétaire et surtout budgétaire, est massive et en rapide évolution. Sur les bases des précédents chinois et coréen, nous devons penser que le pic épidémiologique des nouveaux cas de Coronavirus en Europe puis aux Etats-Unis se produira d’ici approximativement mi-avril. Nous pensons que le point bas des marchés des actions –devrait se situer avant ce pic épidémiologique, et donc plusieurs semaines avant le point maximal d’impact économique.

 

 

La liquidation très rapide des positions que nous avons connu ces deux dernières semaines a conduit les indicateurs de dynamique des marchés à Wall-Street sur des niveaux que nous n’avions observé que cinq fois lors des 25 dernières années (1998, 2008, 2011, 2015, 2018). Immanquablement, ces excès ont précédés des périodes d’opportunités majeures d’achat des actifs risqués. Les investisseurs ont certes raison d’anticiper un choc brutal pour l’économie mondiale à court terme. Mais ce choc sera temporaire, et il y a tout lieu de penser qu’il sera suivi d’une reprise économique progressive mais prolongée et puissante qui s’étendra loin dans l’année 2021 (courbe en « J »).

 

 

Pour que cette courbe en « J » se produise partout, il est bien évidemment nécessaire que les contre-feux monétaires et budgétaires soient suffisamment puissants, afin de maximiser la réversibilité du choc. C’est bien ce que nous observons. Les banques centrales baissent les taux, relancent leur programme d’achat d’actifs et offrent des conditions ultra-incitatives aux banques pour maintenir et même accroître le niveau de leurs engagements auprès des entreprises (y compris des PME) et des ménages. Elles renforceront encore leurs actions si nécessaire. Les gouvernements, quant à eux, annoncent les uns après les autres des mesures très fortes pour limiter au maximum les faillites et la hausse du chômage, et pour lutter contre la tendance des agents économiques à surréagir. Nous estimons que ces mesures pourraient atteindre plusieurs points de PIB en Europe (soit plusieurs centaines de milliards d’euro). Les Etats-Unis sont quant à eux sur le point de suivre, après la Chine, la Corée, l’Angleterre, l’Australie, le Japon, etc.


Le contre choc pétrolier contribuera aussi à la stabilisation de la demande, même s’il s’accompagne d’un effet négatif sur les régions productrices. La baisse du prix du baril de 65$ à 33$ depuis le début de l’année agit comme une baisse des impôts de près de mille milliards d’euros au niveau mondial. Enfin, si comme on peut s’y attendre la vie économique continue de se reprendre en Chine puis en Corée, les agents économiques auront la capacité de se projeter dans un monde où le virus est maîtrisé et l’activité économique progressivement normalisée. De plus, la réouverture des usines chinoises de grands groupes (Apple/Foxconn, Renault, Peugeot, etc.), qui devrait être achevée à la fin du mois de mars, va permettre d’alléger les problèmes de chaîne de production.

 

Jusqu’à nouvel ordre, le scénario que nous retenons est donc le suivant : un pic épidémiologique de nouveaux cas dans les semaines qui viennent, un pic d’angoisse qui se situe avant, et une courbe en « J » pour l’économie mondiale, avec un point bas de sévérité inédite au deuxième trimestre. Quant aux marchés des actions, nous pensons plutôt à un profil de reprise en « V », au moins dans un premier temps, au vu des excès enregistrés ces derniers jours. La reprise boursière pourrait être d’autant plus violente que la situation est inédite. La prime de risque des actions est en effet non seulement très élevée par rapports aux obligations, mais aussi par rapport aux autres actifs moins liquides, comme l’immobilier et le non coté.

 

Pour toutes ces raisons, nous avons commencé à renforcer notre exposition aux actions dans nos portefeuilles.

 

 

 

Un autre gestionnaire annonce également aujourd’hui son retour progressif :

 

Quelles sont les recommandations des équipes de gestion de Tocqueville Finance?

 

Prudence et réinvestissement progressif. Pragmatisme et bon sens. La correction actuelle offre des points d’entrée très attractifs sur le long terme. Car nous savons que la crise sanitaire est de caractère temporaire et une fois celle-ci passée, le rebond économique sera très brutal. Mais, comme vu précédemment, le manque de visibilité invite à la retenue. Les marchés ne rebondiront pas durablement tant qu’une sortie de crise ne sera pas engagée, tant d’un point de vue sanitaire (inflexion des courbes de contamination) que sur un plan économique (mise en œuvre de plans de relance budgétaire massifs). Il est néanmoins évident que la crise actuelle offre des opportunités d’achat indiscutables, en particulier sur des valeurs de grande qualité. Autant voyager en première classe par temps agité !

 

Attention, ces analyses techniques se basent sur une expérience forte des marchés mais il faut être également être pragmatique et innovant car nous n’avons jamais connu une situation pareille, elle engendrera sans doute un changement dans l’organisation économique et sociale de nos pays. Un bouleversement dont nous ne mesurons pas encore l’importance… Il est donc primordial de réfléchir aux conséquences technologiques qui peuvent faire émerger de nouvelles utilisations et donc de nouvelles pépites à venir.

 

 

Ainsi, nous vous proposons donc de nous contacter par mail et/ou par téléphone afin de mettre en place cette stratégie afin de l’adapter au mieux à votre situation.

 

Nous restons bien sûr à votre disposition pour tous renseignements complémentaires.

 

Bien cordialement et bon courage.

 

 

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