Assurance-vie : Comment limiter les effets de la crise ?

26/05/2020

Chers clients,

 

Vous trouverez ci-dessous quelques points d’informations concernant l’assurance-vie.

 

Le monde de l’assurance-vie se divise en deux catégories : les fonds en euros et les unités de compte (UC). Pour les épargnants qui avaient, avant la crise, toutes leurs économies placées sur des fonds en euros, garantis en capital, il ne devrait pas y avoir de mauvaise surprise. Au pire, le rendement sera nul cette année, mais il ne peut pas être négatif (les frais de gestion annuels peuvent toutefois s’appliquer).

 

Les épargnants qui ont choisi de placer une part de leurs économies dans des UC, qui comportent un risque de perte en capital, sont dans une situation plus délicate. Ces placements sont en effet investis sur les marchés (actions, obligations ou immobiliers, par exemple). Dès lors, ils sont sujets aux aléas des mouvements financiers internationaux et subissent donc la crise du Covid-19. Les fonds actions France ont ainsi perdu 23% en moyenne depuis le début d’année. Les autres produits phares des UC que sont les fonds prudents, équilibrés ou diversifiés ont, eux, reculé de 8% à 15% sur la même période.

 

« Quoi qu’il arrive, si le conseiller a bien fait son job, aucun client ne devrait être surpris », s’entendent à dire les professionnels de gestion de patrimoine. Si le profil de risque a été bien défini, alors les épargnants ne devraient pas avoir perdu plus que les limites qu’ils avaient fixées.

 

Certains de nos clients se sont ainsi rendu compte qu’ils étaient finalement prêts à assumer des pertes à court terme et envisagent de repartir sur un profil plus dynamique. N’ayant pas tous le même niveau de connaissance financière, il sera parfois préférable d’interroger les clients sur le niveau maximal de pertes qu’ils peuvent supporter, plutôt que d’exprimer leur tolérance au risque en pourcentage d’exposition aux actions.

 

« Si vous me donnez 100€, à partir de combien de pertes vous dormez mal ? »

 

Tout profil requiert un sens de l’équilibre.

 

Prenons, pour simplifier, l’exemple d’un profil équilibré composé de 50% d’unités de compte investies uniquement en fonds d’actions françaises, il aurait ainsi perdu 11,50€ (50 x 23%) sur les 100€ épargnés. Il faut bien sûr éviter de mettre toutes ses UC dans le même panier pour répartir le risque. Tout l’art consiste à savoir doser chaque type de support. En effet, si on ne prend que des produits prudents mais qui ont une évolution en forte corrélation, on ne répartit pas le risque.

 

Sans forcément chercher à quantifier leur rapport à la virgule près, regarder simplement si les courbes de fonds différents se superposent ou sont bien distinctes sur un site Internet comme Quantalys permet déjà de se faire une bonne idée de leur niveau de corrélation. Une allocation comprenant également des produits équilibrés, voire dynamiques, pourra ainsi être plus résistante qu’une allocation uniquement constituée de placements labélisés prudents.

 

La crise peut donc être l’occasion de remettre à plat la constitution de son portefeuille, mais pas de « tout vendre », comme certains de nos clients nous l’ont demandé, en mars, quand les marchés décrochaient. « Je trouve qu’une sécurisation à la baisse, ce n’est pas une bonne chose, parce que vous allez cristalliser une moins-value, explique Stellane Cohen, directrice générale du courtier en ligne Altaprofits (Cosevad). « Il vaut mieux faire le dos rond. Un contrat d’assurance-vie, c’est une épargne de longue durée. Sur vingt ans ou sur trente ans, on en connaît des crises ! », continue Stellane Cohen. D’autant que, selon elle, l’économie pourra certainement repartir cette année. « Il ne s’agit pas d’une crise financière, c’est comme si l’économie mondiale était anesthésiée pendant trois mois. Il y a des efforts sans précédent des Etats, et personne ne peut dire quelles entreprises vont disparaître. »

 

Fonds structurés : Couper la poire en deux.

 

Une manière de couper la poire en deux entre prise de risque et prudence serait d’orienter son épargne vers des produits offrant une certaine sécurité, tels les fonds structurés. En effet, il est parfois moins risqué d’investir sur un panier d’actions que sur des titres vifs. Il existe différents types de fonds (ou produits) structurés. Le plus souvent, il s’agit d’un placement qui offre un rendement défini de 4% à 6% par an. Si, à la date anniversaire de l’investissement initial, l’actif (le produit est souvent indexé sur un indice boursier) a augmenté, est resté à l’équilibre ou a légèrement diminué, alors vous récupérez votre mise et le taux annoncé. Si, à l’inverse, l’actif a diminué sous un certain niveau plancher, votre argent reste investi, c’est reparti pour une année, et les intérêts se cumulent jusqu’à ce que l’actif délivre la performance espérée.

 

L’assurance-vie n’est pas un compte-titres.

 

D’autres épargnants, au tempérament opportuniste, veulent au contraire profiter de la crise pour investir dans des actifs qui paraissent « en solde ». Cependant, l’assurance-vie n’est pas un outil aussi souple qu’un PEA ou qu’un compte-titres. Pour quelqu’un qui hésitait à faire les arbitrages, c’est peut-être le bon moment. « Si vous passez devant une boutique proposant des chaussures qui vous plaisent à 100 € et que le lendemain, elles sont à 80 €, il vaut mieux les acheter à 80 € », résume Gilles Belloir, directeur général de Placement-direct.fr. L’acte d’achat ne doit pas pour autant être impulsif. Car les arbitrages ne sont pas passés instantanément avec les contrats d’assurance-vie, ils prennent un ou plusieurs jours. Il n’est pas rare que le délai soit même d’une semaine. L’épargnant opportuniste risque ainsi de se retrouver avec la mauvaise surprise de ne pas avoir acquis l’UC au prix indiqué. Néanmoins, l’assurance-vie offre divers avantages telle qu’une gamme de produits plus diversifiée (UC, SCPI, titres vifs…), un abattement sur les droits de succession ainsi qu’une fiscalité avantageuse (pour les anciens contrats, de plus de 8 ans par exemple) qui ne s’applique qu’au rachat et au prorata de la plus-value globale.

 

 

 

 

(Source : Investir)

 

 

 

 

 

 

 

 

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