Les vainqueurs de la crise.

25/06/2020

Les secteurs de la santé, de la tech et de l’environnement concentrent les meilleures performances de l’année. Ils conservent encore un potentiel d’appréciation dans les mois à venir.

 

Sélectivité.

 

La Bourse est assez binaire, on ne le dit jamais assez. Les investisseurs n’aiment rien de plus au monde que de trier les informations en classant, d’un côté, les bonnes et, de l’autre, les mauvaises afin de prendre la décision la plus adéquate en matière de placement.

 

Mais souvent, la situation n’est ni blanche ni noire, mais grise. C’est le cas actuellement.

 

La reprise économique ne sera probablement pas en V (rapide) ni en L (lente), mais en « racine carrée » (progressive).

 

Selon la Réserve fédérale américaine, le redressement sera effectivement long, et l’économie des Etats-Unis ne retrouvera pas son niveau d’avant la crise en 2021, mais plus tard (le produit intérieur brut – PIB – américain est estimé en contraction de 6,5% cette année, puis en reprise de seulement 5% l’an prochain).

 

Concernant le coronavirus, il en va de même. Le risque d’une deuxième vague d’épidémie est écarté pour l’instant, mais le virus continue de circuler activement dans six Etats américains, dont la Floride et le Texas, ainsi qu’à Pékin, qui a pris de nombreuses précautions cette semaine en annulant des vols, en fermant les écoles et en confinant des quartiers. En Allemagne, 400 ouvriers d’un abattoir ont été testés positifs.

 

Ce scénario gris, s’il est amené à perdurer, pourrait continuer de faire la part belle aux vainqueurs deux premier semestre en Bourse, à savoir les valeurs de la santé, de la tech et de l’environnement. Des titres qui ont gagné depuis le début de l’année entre 10% et 50%, alors que le CAC 40 a perdu 17%. La biotech et les laboratoires ont été particulièrement à l’honneur, mais un tri s’impose.

 

Ces trois secteurs ont fait quasiment du surplace dans la phase de rebond au cours des quatre dernières semaines. Ce sont les titres massacrés (banques, compagnie d’assurances, secteur automobile, foncières et autres cycliques) qui se sont fortement repris. Cette pause à l’égard de la santé, de la tech et de l’environnement a permis aux entreprises concernées de s’offrir un second souffle. C’est pourquoi il faut continuer de les surpondérer dans les portefeuilles.

 

A titre d’exemples, dans la santé, on retrouve des valeurs comme Eurofins Scientific (+19% depuis le début de l’année), Pharmagest Interactive (+21%) ou encore Sartorius Stedim Biotech (+47%). La crise sanitaire peut durablement intensifier la demande des populations pour toutes les activités de test d’Eurofins, un groupe dont les revenus progressent déjà deux fois plus vite que le rythme du PIB. De son côté, le numéro un français de l’informatisation des officines (9 200 pharmacies équipées), Pharmagest, pourrait voir son développement s’accélérer avec la mise en place de la première plateforme numérique européenne assurant une meilleure coordination du parcours patient ville-hôpital.

 

Enfin, Sartorius Stedim est devenu l’acteur incontournable de ce secteur, le leader mondial des équipements pour la production de médicaments biologiques : 90% de ses ventes sont récurrentes (75% chez Eurofins et 66% chez Pharmagest). En outre, avec l’arrivée des biothérapies, le groupe est parvenu, depuis dix ans, à afficher une croissance moyenne de 15% par an (75% organique). Ce domaine de prédilection dans la crise subira toutefois des prises de bénéfices si la Bourse monte fortement. Les investisseurs délaisseront ces valeurs au profit de compartiments plus risqués, comme les banques, l’assurance, l’automobile, les foncières ou les cycliques au sens large.

 

Autre grande championne de la crise : la tech. Lorsque l’on évoque ce secteur, on pense bien sûr au x américains, comme Amazon (+43%) ou Microsoft (+24%), qui profitent de la digitalisation accélérée de notre monde sous l’effet du confinement. Mais nous avons aussi nos stars, notamment Worldline (+15%), qui évolue dans un secteur du paiement en pleine croissance et en forte concentration. Ingenico Group est d’ailleurs en cours de rachat.

 

Dernier secteur vainqueur : l’environnement. Certaines Cassandre pensaient que, dans la crise, la transition énergétique deviendrait secondaire. Non seulement il n’en est rien, mais de nombreux plans de relance des Etats reposent sur un verdissement des outils de production. A ce titre, Albioma est une des valeurs qui revient régulièrement. La société investit massivement pour remplacer le charbon de ses centrales thermiques par de la biomasse et elle se développe aussi dans le solaire. Le titre est moins cher que Neonen et Voltalia, deux autres valeurs très appréciées.

 

Parmi les actions en hausse de 1% à 10% depuis le début de l’année, il existe également des opportunités. Acheter du Schneider Electric, pour bénéficier des services permettant à ses clients d’économiser de l’énergie, du Dassautl Systèmes, avec ses logiciels magiques en 3D, ou encore du Sanofi, en pleine réorganisation, est une piste à suivre.

 

Le potentiel d’appréciation de tous ces titres est loin d’être épuisé. Il ne faut pas trop regarder dans le rétroviseur. Il n’est jamais trop tard pour prendre le train en marche. Au contraire, il faut être fidèle à l’égard des belles valeurs. C’est ce que nous avons fait, en privilégiant ces secteurs en pleine évolution et les valeurs liées, qui ont donné satisfaction.

 

 

 

(Source : Investir)

 

 

 

 

 

 

 

 

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