Optimisme et prudence

21/08/2017

Grâce à un contexte favorable (liquidités économiques abondantes, cycle économique global en expansion modérée, dollar faible, taux d’intérêts faibles, prix du pétrole stable) les marchés financiers se portent plutôt bien.

Cette conjonction favorable profite aux grandes valeurs de croissance globale depuis le début de l’année. Ce sont surtout les acteurs technologiques dominants qui en tirent partie.

 

  • Un premier trimestre très favorable :

Les résultats d’entreprises ont fortement augmentés par rapport à l’année dernière durant ce premier trimestre : +28% pour le japon, +23% pour les entreprises euros, +14%  pour les États-Unis. On constate que les chiffres d’affaires ont également augmentés ce qui atteste d’une croissance en volume accompagnée d’une fermeté des prix.

Les analystes prévoient donc en moyenne pour 2017 des résultats en hausse de 15% en zone euro, 13% au Japon et 10% aux États-Unis.

La zone euro devrait pouvoir afficher un très bon taux. En effet, la confiance des consommateurs a atteint son plus haut niveau depuis juillet 2007 (d’après les calculs de la commission européenne).

 

  • Le problème de réflexivité :

Malgré les bonnes performances il convient de ne pas perdre de vue le problème de réflexivité, c’est-à-dire les interactions en boucles entres causes et conséquences.   

La faiblesse de la croissance économique globale (depuis 2009), le contraste entre cette médiocrité et la progression spectaculaire des indices boursiers, l’impuissance des politiques à réduire les inégalités sociales entre simple salariés et ceux qui bénéficient de l’inflation ; toutes ça a provoqué des ruptures politiques majeures qui à leurs tours auront des conséquences économiques.

Ainsi, les États-Unis vont devoir se résigner à subir un ralentissement du cycle économique.
La livre britannique risque de demeurer la variable d’ajustement principale d’une économie qui affiche un fort déficit courant et que l’incertitude du brexit rendra de plus en plus difficile à fiancer.
Enfin, en zone euro la possibilité d’un cycle de réformes créatrices de valeur s’est renforcée même si leur mise en œuvre sera difficile. La perspective d’une convergence des économies française et allemande,  à travers plus de fédéralisme, pourrait élever la zone euro en alternative crédible aux États-Unis comme région économique sûre et en croissance.

 

  • Fragilité accrue des marchés :

Si la croissance nominale globales continue son ascension (même modérée), les banques centrales devront accélérer la normalisation de leurs politiques monétaires, ce qui mettre un frein à la valorisation des actifs financiers.

Il en va de même pour les valeurs technologiques qui affichent aujourd’hui des niveaux de primes qu’on avait connu que pendant  la bulle du MIT en 2000.

La valorisation des marchés ne constituent qu’un constat mais qui est facteur de fragilité car il renforce le potentiel de sur-réaction à des chocs externes ou des déceptions plausibles au second semestre.

 

Aujourd’hui, la zone euro en général affiche un deuxième trimestre bien plus favorable que ce qui était prévu (0.6%), le rythme annuel est de 2.2%. Comme en témoigne l’Italie avec un taux de croissance inédit depuis 2011; +0.4% au second trimestre. La Grande-Bretagne, elle, exhibe un taux de chômage de 4.4%, soit le niveau le plus bas depuis 1975 !

 

=> Il ne faut pas oublier que les cycles ne sont pas éternels et guetter les signaux d’inflexions.

 

 

 

Source: Carmignac's Note #95

 

 

 

 

 

Please reload

Posts récents

Please reload

EGD Finance

150, Rue N-Louis VAUQUELIN Bât B

31100 TOULOUSE

Tel: 05.61.23.35.13 /Fax: 05.61.23.26.93

 

  • Icône de l'application Facebook
  • Twitter App Icône
  • LinkedIn Social Icon
  • Viadeo-icon.png

© 2015 EGD Finance