Suivez l'actualité économique et financière liée à l'épidémie de Coronavirus.

Chers clients,

 

Veuillez trouver ci-dessous quelques points d’informations concernant l’actualité économique et financière liée à l’épidémie de Coronavirus.

 

Chômage partiel : Un appel à la « responsabilité » qui ne sera pas toujours suivi.

 

Parmi les armes proposées par le gouvernement pour amortir l’effet dévastateur de la crise sanitaire sur les entreprises, le chômage partiel devrait être largement utilisé, ce qui signifie que l’Etat va prendre le relais pour rémunérer les salariés concernés. Il reste que la mise en place est laborieuse et que les patrons ne savent pas très bien ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas. Selon les derniers pointages, 4 millions de personnes seraient concernées.

Contrairement aux aides sous forme de prêts garantis ou de reports d’échéances fiscales ou sociales, le gouvernement n’a pas posé de conditions liées aux dividendes pour cette mesure, afin d’éviter que les entreprises ne choisissent le licenciement pur et simple, ce qui aurait été catastrophique. Il y a juste un appel à la « responsabilité ».
De son côté, l’Afep Medef a demandé à ses adhérents (110 grandes entreprises) utilisant cette aide de l’Etat « de présenter en assemblée générale une nouvelle résolution afin de réduire le dividende à payer en 2020 de 20% ». C’est en effet une forme de dilemme qui se présente aux sociétés assez solides pour ne pas demander d’aides directes, mais qui ont recours au chômage partiel.

 

Préserver le cash.

 

« Certes, le dividende récompense la fidélité de l’actionnaire, mais les sociétés ont besoin de préserver leurs cash pour tenir dans la crise ou pour saisir une opportunité de croissance externe », indique Dominique Dequidt, directeur adjoint de la gestion de La Financière Tiepolo. En effet, leur situation financière risque de se dégrader. « Même avec ces aides de l’Etat, il y aura des tensions sur le BFR [besoin en fonds de roulement] et les directions pourraient vouloir réduire le dividende. Mais une fois que la crise est passée, rien ne leur interdira de verser un acompte plus important, par exemple en octobre, ou de donner un coupon extraordinaire en 2021 », estime Jean-François Delcaire, gérant chez HMG Finance.
A côté des entreprises chaque jour plus nombreuses qui réduisent ou suspendent leurs versements, d’autres, la grande majorité, n’ont pas souhaité s’exprimer sur le sujet. « Trop tôt », disent-elles. Cela dit, nous avons quelques intuitions. Total va distribuer le dividende prévu, tout comme Air Liquide, qui l’a confirmé jeudi 2 avril matin, Danone, Dassault Systèmes, Sanofi, GTT, Teleperformance, Rubis, LDC, ou FFP. D’autres, comme Hermès International, ont annoncé qu’ils maintenaient un dividende stable par rapport à 2018. L’option du « – 20% » pourrait séduire Accor, Carrefour, Edenred, Faurecia, Peugeot et Saint-Gobain. C’est du « – 10% » sur le précédent montant annoncé que nous estimons pour EssilorLuxottica.

A l’inverse, Fnac Darty, qui devait distribuer pour la première fois, choisira sans doute de préserver son bilan. Même chose pour ArcelorMittal et Somfy. Des groupes comme Bouygues et sa filiale TF1 ont officiellement annoncé qu’ils ne verseraient pas de dividende au titre de 2019.

 

Aides : Les entreprises hésitent encore face aux contraintes.

 

Si l’Etat n’a pas la main sur la gestion des entreprises privées, il appelle, dans des circonstances aussi inédites, à la responsabilité et à la modération des sociétés en ce qui concerne la rémunération des actionnaires, en signe de solidarité.

Quand il s’agit de sociétés qui font appel à l’aide de l’Etat – c’est-à-dire un soutien à leur trésorerie – via l’obtention d’un prêt garanti ou, plus indirectement, d’un report de charges, les groupes qui emploient plus de 5 000 personnes ou qui réalisent plus de 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires annuel seront soumis à un régime plus strict, qui passe par un engagement à ne pas distribuer de dividende.

 

Pour l’instant, peu de communication de la part des sociétés.

 

Au cas où certaines dérogeraient, elles pourraient se voir appliquer des pénalités de retard, notamment en ce qui concerne le paiement des charges. Dans le contexte actuel, il est difficile pour les sociétés d’évaluer les aides qu’elles vont solliciter auprès de l’Etat. La durée de la pandémie sera déterminante. De plus, elles hésitent à le faire face aux contraintes qui s’imposent lors d’un tel choix. Peu de sociétés ont donc déjà communiqué sur ce volet. Au-delà des recommandations du gouvernement, l’Afep, l’association regroupant les plus grands groupes français, appelle aussi à un geste de solidarité de la part des sociétés pour baisser le dividende de 20% et réduire (pendant la période de la crise) la rémunération des dirigeants. A l’exception des sociétés qui ont annoncé la suppression du dividende ou la réduction de celui-ci, nous avons souvent retenu une estimation en retrait de l’ordre de 20%.

 

États-Unis : Le marché de l’emploi se dégrade nettement.

 

Le rapport sur l’emploi américain du mois de mars, qui a été publié vendredi 3 avril, a été le point d’entrée d’une longue descente aux enfers. Les économistes du consensus recueilli par l’agence Bloomberg s’attendent en moyenne à 123 000 destructions de postes sur le mois et un taux de chômage à 3,8 %, contre 3,5 % le mois précédent.

 

Inscriptions record.

 

Et le nombre d’inscriptions hebdomadaires au chômage a explosé : après un pic de 3,28 millions la semaine précédente – cinq fois plus que le record historique en 1982 –, les demandes d’allocations ont dépassé 6,6 millions sur la semaine achevée au 28 mars. D’autres signes ne trompent pas « comme l’envolée du nombre d’appels au service d’assurance chômage de New York », épicentre de l’épidémie, explique Blerina Uruci, économiste chez Barclays, à New York. L’ampleur de la récession attendue dans la première économie mondiale est aussi sans cesse revue à la hausse, dans un contexte où l’arme la plus puissante contre la propagation du virus reste le confinement et l’arrêt de l’activité économique. Le bureau d’étude IHS Markit s’attend à une contraction du PIB de 5,4 % cette année alors qu’il y a un mois, il était encore question d’une croissance de 2 %, après 2,3 % l’an dernier. Au terme de plus de dix ans d’expansion économique, les Etats-Unis pourraient même voir leur PIB reculer de 9 %, selon certains économistes. Une récession trois fois plus forte qu’en 2008-2009 et à peine en deçà des 12,9 % enregistrés en 1932.

En l’absence de prévision fiable sur la durée et la vigueur de la pandémie, et à mesure qu’elle se répand sur le territoire américain, les doutes se font aussi chaque jour plus prégnants sur la capacité de rebond de la première économie mondiale. « Si les entreprises souffrent beaucoup et abaissent radicalement leurs dépenses d’investissement en R&D, si les actifs deviennent déqualifiés et perdent toute connexion productive avec les entreprises, tout cela pourrait avoir des effets de long terme », a prévenu l’ancienne présidente de la Réserve fédérale Janet Yellen.

 

 

Pétrole : Enfin des bonnes nouvelles pour les cours.

 

La Russie, l’Arabie saoudite et les États-Unis discutent de nouveau de l’équilibre du marché. Le prix du baril se stabilise. Le marché de l’or noir est-il en passe de se stabiliser ? Il est trop tôt pour répondre à cette question, mais certains signaux sont plutôt rassurants.

 

Nouvelles négociations.

 

Les discussions ont repris entre les grands acteurs du marché pétrolier (Russie, les Etats- Unis et l’Arabie saoudite). C’est un premier point positif. Cette information émane du président Vladimir Poutine, retranscrite dans le compte rendu du dernier Conseil des ministres russe. Visiblement, le Kremlin souhaitait que cela se sache.

Le président américain, lui, est encore plus confiant. Donald Trump veut croire que la Russie et l’Arabie saoudite concluront dans les prochains jours un accord sur la production de pétrole afin de mettre fin à la guerre des prix qu’ils se livrent. L’effondrement des cours pétroliers est, certes, défavorable à l’économie russe. Les prix ont chuté de plus de 50% depuis la fin de l’accord de modération de l’Opep+ (pays exportateurs de pétrole – Opep – et autres producteurs hors cartel comme la Russie). Cela n’a guère incité le pays à produire davantage. Moscou n’a pas augmenté sa production de brut en mars comme on aurait pu l’imaginer ou comme l’Arabie saoudite l’a fait. Le plus grand producteur du cartel a en effet extrait 290.000 barils de pétrole par jour (bj) de plus – à 10,03 millions de barils par jour (mbj) – par rapport au mois de février.

 

 

Quelle production en avril.

 

C’est peu, toutefois, par rapport à sa capacité de production, qui est de 11,5 mbj. Il faudra attendre les chiffres d’avril pour avoir une meilleure vision des intentions de ce pays. Globalement, la production totale de l’Opep a progressé, en mars, de 150.000 bj, alors que sa capacité excédentaire est de près de 6 mbj. Les Américains ne restent pas immobiles non plus. Le président Donald Trump rencontre, vendredi 3 avril, les dirigeants des grands groupes américains et, le lendemain, ceux des pétroliers indépendants. Il est vrai que la situation est délicate pour ces entreprises. Selon l’agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), les stocks de brut aux Etats-Unis ont fortement crû en mars, de 13,8 millions de barils.

En conséquence de tous ces événements, le cours du baril de brut a repris un peu de hauteur. Jeudi, à midi, il cotait 22,09 $ (pour le WTI).

 

 

 

Suite à ces informations, nous vous souhaitons une agréable journée et nous vous rappelons qu’en ces temps difficiles, prudence et réinvestissement progressif sont de bon augure.

 

Nous restons à votre disposition pour tous renseignements complémentaires.

 

 

 

 

 

 

 

(Sources : Boursorama, H24 Finance, Investir)

 

 

 

 

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